DECLINAISON DES JARDINS

Tanguy le Gac pose son regard sur les nouveaux jardins du Champ de Bataille recréés par Jacques Garcia et les peint ... Pour peindre un jardin, Tanguy Le Gac plonge dans le nuancier des verts et débroussaille entre le reflet et la réflexion où il faut des espaces de lumière, où demeurent des ombres.
Le jardin retranche, accepte, se défend, résiste car il est dans un champ d'évolution de la nature ; il ne s'oppose à elle que par le choix d'une esthétique.
Dans ces jardins construits, bâtis, élaborés, le visible n'est là que pour faire voir l'invisible : révéler, donner une apparence, des aspects de vérité, à l'illusion par le biais du transitoire et parvenir à ce que chaque degré soit une plage de perfection que l'on aborde comme autant de rivages.
Le projet de ces jardins, conçu sur le plan mental et le plan astral propose une cartographie de l'initiation dont il demeure séduisant de ne saisir que le canevas et la trame extérieure : le merveilleux.
Je le réaffirme : un jardin est un mystère. Sur ce Jardin de l'Hermétiste peuplé de symboles plane le rêve du Jardin de l'Eden.
Maryline en décline les secrets.

Guy DUBEAU